Ce qui a été bien avec le numérique, c’est que l’humain a réinventé l’éternité.
Super concept : tout le monde ( où presque ), dans sa quête du Graal, y a cru.
Et pourtant ils avaient déjà essayé de nous épater avec la Stéréo et plus tard la K7, mais bon c’était nous prendre à l’époque pour des batraciens !!
L’histoire est plus simple. Le CD nouveau arrive en 81. Tout le monde saute de joie car le support s’avère 4 fois moins cher à faire que le vynil. Les majors en décident autrement pour les tarifs. Surtout que dans un premier temps ils sortent les fonds de catalogue (déjà amortis !!!!) Que du bonheur ! Et la grande arnaque se met en place. Pour cela, il va falloir faire changer de " chaine hifi" toute la planète. Cela mettra une dizaine d’années (surtout avec les annonces de l’arrêt du vynil et, pendant qu’on y est, de la mort de l’analogique !!).
Revenons à quelques explications.
Dans un premier temps, l’avantage du support est que le laser de lecture ne touche pas la surface du disc (donc pas d’usure !) et le vernis final est assez résistant aux rayures et les corrections d’erreur du système managent bien les différentes traces. Dans le temps, les majors ont pensé qu’il valait mieux retravailler la qualité du vernis protecteur pour rendre l’objet moins éternel (ex : une import ricaine se raye en 1 mois rien qu’en rangeant le CD dans sa boite).
Mais passons au numérique en général !
Le son est découpé en échantillons (ex : 48000 échantillons à la seconde pour une fréquence d’échantillonnage de 48K) donc un son long n’est pas lu en entier, mais le cerveau compense les trous, et c’est tout cela qui donne la froideur, le manque de corps dés qu’on bosse sur de l’acoustique et cette définition lunaire. Le tout allié à une dynamique martienne qui ne retranscrit absolument pas celle de la source et renforcée par la bassesse de la fréquence d’échantillonnage. Le résultat est en théorie identique quelque soit le support (bande, disc dur, CD, DAT, etc...mais voir plus loin le paragraphe sur la largeur de bande.). Les seules améliorations possibles (à part travailler à des fréquences plus élevées : par exemple : 192K égale 192000 échantillons à la seconde) se situent au niveau des convertisseurs et de leur électronique (ex : pourtant dans la même famille digitale Dash, une bande enregistrée sur 3348 Sony sonnera mieux en lecture sur le 48 Studer). Et un Mitsubishi de la famille Prodigi sera choisi en musique classique pour son respect des timbres et des niveaux exécutés.
Devinez quelle famille sera choisie ?.
Mais ça, c’est systématique : "On" ne fait pas des choix liés à la qualité son !!.
"On" est bien sûr les fabricants de matériel qui, à l’époque, étaient aussi des maisons de disques. Ah ! la grande joie de tout contrôler de l’artiste jusqu’à la platine C.D !!!
Faire croire que l’analogique est mort ! C’était sans compter, par exemple, sur nos amis ricains pour qui on ne change pas une équipe qui marche (qui gagne aussi !) et qui a fait ses preuves. Et ils font encore des miracles (avec leur gouvernement) pour maintenir active la fabrication de bandes analogiques.
Nous lancerons prochainement le débat Analogique-Numérique !
Mais pour l’instant penchons nous sur le codage en Numérique. En effet, comme en Analogique, la largeur de bande intervient car il y a plus (+) de place pour que le codage soit plus (+) défini ! Donc plus (+) défini, une stéréo sur bande 1/4 pouce numérique, sur K7 Umatic (4 cms de large) mais moins défini sur DAT (4 millimetres) et moins sur 2 pistes du multipiste numérique (1/8 de mm sur un 48 pistes Sony).
On a pu faire des tests sur un mix tourné avec le même convertisseur qui arrosait plusieurs machines 2 pistes. Une DAT sera bien lue sur la même machine que celle sur laquelle elle a été enregistrée, mais sonnera pauvre par rapport à la bande 1/4 numérique (histoire de largeur de bande !). Cela sans compter sur le format du convertisseur : l’AES sonnera mieux que le SPDIF simplement parce qu’il a 2 canaux (Left et Right), alors que le SPDIF n’a qu’un canal travaillant en multiplexage, faisant passer à tour de rôle mais très rapidement, Left et Right.
N’oublions pas l’importance majeure de la WorldClock qui "porte" le son, plus ou moins bien, avec ses petits bras.
Pareil, moult essais ont été faits de lire, sur une machine acceptant la Clock externe, un simple mix. Et on s’amuse à changer de clock : là, on s’aperçoit que tout peut changer dans la couleur du mix (Dynamique, largeur stéréo, et légèrement bande passante !) Enfin, dés que vous avez trouvé la bonne WorldClock, référencez tous vos appareils soit en chaine soit avec un distributeur.
Donc grande différence de qualité entre les Générateurs de Clock.
Mais ne vous inquiétez pas : peu de gens entendent ce qu’ils ont perdu dans les manipulations numériques.
Le disc dur est une autre histoire et les plus gros problèmes viennent surtout de la machine informatique utilisant un programme multi-pistes / édition (genre ProTools, Cubase, Logic ou autre). Là, le délire est le manque de dynamique du sommateur interne (la console du programme) qui donne suivant les différents programmes plus ou moins de jus avant écrasage et tassage (j’ai failli dire compression) !!
Là on touche à la plomberie : j’ai un tuyau ou je veux faire passer X pression d’eau.Peu d’eau entraine mollesse et manque de dynamique, trop d’eau compression et manque de contrôle dynamique. A nous d’apprendre suivant les programmes où est le vrai zéro !!.(Ex : Sur Pro-tools la grosse caisse ambiance "zouk" sera à -6db minimum au lieu de 0db sur une SSL).La somme des pistes sur ce genre de programme est largement en dessous de ce que peut faire une console analogique (où on parle en volts : ex : Une API ou une NEVE donne plus de 60 volts en sommation, une piste à 0db est de 1 volt à peu prés ! et toutes ne sont pas à 0). D’où la tendance de sortir le maximum de pistes sur des entrées indépendantes d’une console pour récupérer de la dynamique (La grosse caisse n’écrasera plus les claviers dans la sommation !).Et nous voyons arriver les sommateurs audio qui, en vrai, sont des petites consoles à entrées ligne.Une surface de contrôle ou une console numérique déporte visiblement la sommation audio et propose déjà mieux.
Que dire aussi des pertes sévères lors des "bounces" et autres plus dramatiques lors de "normalise" par exemple !! De toute façon, en numérique, la moins opération peut amener des changements hallucinants (exemple parmi tant d’autres : un plug-in occasionne un délai sur la piste et certains plus que d’autres, ce qui change de façon incontrôlée la tournerie d’un morceau).
Et que dire d’une conversion "wave" vers "aiff" ?
Rien n’est fixe jusqu’à la fin en numérique.
Et le pire, c’est que des gens comme les Anglo-saxons se sont penchés très rapidement sur les problèmes du numérique au bout de 10 ans d’utilisation (mi années 90). Juste pour faire des constats.
Pour avoir la meilleure résolution, on doit enregistrer le plus fort possible (limite du rouge) mais, au fur et à mesure dans le temps, le taux de distorsion augmente pour rendre une DAT inécoutable au bout de 1 an et tous les formats ont été passés au crible (jusqu’à 5 ans pour une bande numérique et 10 pour un disque dur).Le disc Magnéto Optique est garanti un siècle mais pose des problèmes de durée d’enregistrement liés à la fréquence d’échantillonnage.(ex : 8 pistes en 48K ou 4 pistes en 96K).
Rappelons qu’une bande analogique est toujours récupérable en la séchant (problème d’humidité dans le liant qui contient les particules magnétiques !).
Une information qui se détériore en numérique, c’est définitif perdu de chez définitif !!!de chez définitif !!!de chez définitif !!!de chez définitif !!!de chez définitif !!!de chez définitif !!!
Et on "backup", et on "backup" les "backup", etc.................................
LA SUITE très PROCHAINEMENT !!! Donnez votre avis, répondez à cet article où parlez de certains de vos problèmes dans ce forum.
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